Lors d’une session «Update in Therapeutics» donnée à l’occasion du congrès de la Société Royale Belge de Rhumatologie, le Pr Cem Gabay (Genève) a proposé un aperçu du rôle des inhibiteurs de JAK dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Il a aussi présenté les dernières données cliniques sur le sarilumab (Kevzara®), un inhibiteur du récepteur de l’interleukine 6.
Selon une étude anglaise, le taux de patients avec arthrite rhumatoïde réfractaire aux bDMARDs est de 6%.
SELECT-NEXT et SELECT-BEYOND sont deux études de phase III qui ont évalué les réponses et la sécurité d’emploi de l’upadacitinib chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) présentant une réponse inadéquate ou une résistance au traitement par antirhumatismaux modificateurs la maladie (ARMM).
Un registre anglais livre des données chiffrées concernant le risque d’infections récidivantes dans l’arthrite rhumatoïde.
La concentration plasmatique du facteur Bb et du complexe sC5b-9 du complément à un stade précoce de la grossesse pourrait être prédictive d’événements délétères au cours des mois ultérieurs.
Une méta-analyse a évalué l’impact d’un arrêt ou d’une réduction progressive de la dose des bDMARDs (biological disease-modifying antirheumatic drugs) chez des patients ayant une arthrite rhumatoïde en rémission ou de faible activité.
Fin 2017, la firme Sanofi a fait mener une enquête sur les problèmes et les besoins auxquels sont confrontés les patients belges atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Les résultats de cette enquête ont été publiés début mars par le bureau Vademecom.
Les premières données concernant la tolérance de l’immunothérapie anti-cancéreuse chez les patients avec maladie rhumatismale préexistante semblent rassurantes.
Dans l’arthrite rhumatoïde, le score MBDA (Multibiomarker Disease Activity score) est associé au risque d’infection sévère et d’événement coronarien.
Alors que la grossesse est souvent synonyme d'amélioration (la fameuse lune de miel), la ménopause est au contraire période accélérée de dégradation fonctionnelle.
La combinaison de tocilizumab avec une dose progressivement décroissante de méthotrexate ne s’avère pas moins efficace que la combinaison avec une dose fixe de méthotrexate pour l’obtention d’une bonne réponse durable chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde...
Des auteurs ont comparé le risque de révision, d’infection et de décès après prothèse de hanche ou de genou dans l’arthrite rhumatoïde et dans l’arthrose.
Des anticorps anti-protéines carbamylées (anti-CarP) sont présents chez un tiers des patients ayant une arthrite précoce et sont associés à une évolution moins favorable sur le plan radiographique.
Trente pour cent des événements cardiovasculaires survenant chez les patients ayant une arthrite rhumatoïde (AR) sont associés à des paramètres propres à l’AR, comme le DAS ou la séropositivité.
Rebekah Braslow et ses collègues concluent d’une revue rétrospective que les rhumatologues américains prescrivent souvent l’hydroxychloroquine à une dose plus élevée que celle préconisée dans les recommandations actuelles. Les résultats sont publiés dans le périodique Ophthalmology.
(1) Le sarilumab, un atout en cas de poly‑ arthrite rhumatoïde et diabète? (2) MONARCH: l’efficacité du sarilumab s’inscrit dans la durée (3) Sarilumab: d’ASCERTAIN à EXTEND
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ne présentent des plaintes respiratoires que dans 17% des cas. En revanche, des lésions sont observées à l’imagerie chez 54% des malades. Les atteintes pulmonaires asymptomatiques sont donc fréquentes au sein de cette population.
Les spondylarthrites et l’arthrite rhumatoïde sont associées à une modification du microbiote fécal. La présence accrue de Ruminococcus gnavus semble spécifique des spondylarthrites et est corrélée à l’activité de la maladie.
Les données à long terme de l’étude CAMERA montrent qu’une faible dose de prednisone ajoutée au méthotrexate diminue le taux d’initiation d’un traitement par b DMARD et améliore le score radiographique, sans favoriser l’émergence d’effets indésirables.
Une revue systématique de la littérature a déterminé l’incidence de l’infarctus du myocarde dans 5 types majeurs d’arthrite.
Une étude parue dans Annals of the Rheumatic Diseases suggère que la qualité du régime a une influence sur le risque d’arthrite rhumatoïde chez la femme. L’effet semble lié à l’âge.
Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), les modifications à court terme à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) sont prédictives des modifications à long terme à la radiographie.
Les études de phase IIb DARWIN 1 et 2 montrent l’intérêt potentiel du filgotinib, inhibiteur sélectif de JAK1, dans la polyarthrite rhumatoïde. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle évolution?
Trois critères majeurs sont pris en compte par les patients pour déclarer qu’ils sont en rémission de leur polyarthrite rhumatoïde (PR). Lesquels et quel est le plus important?
Le score MBDA (Multi-Biomarker Disease Activity) pourrait contribuer à faire un choix approprié entre trithérapie (méthotrexate/ sulfasalazine/ hydroxychloroquine) et méthotrexate + biologique après échec du méthotrexate.
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires. Les auto-anticorps associés à la maladie sont-ils susceptibles de les prédire?
Les patients avec polyarthrite rhumatoïde (PR) présentent un risque accru de lymphome. Le changement d’approche thérapeutique au cours des décennies récentes a-t-il eu un impact sur ce risque?
La galectine-3 sérique pourrait contribuer à faire la différence entre arthrite pré-rhumatoïde et arthrite non rhumatoïde.
Le suivi d'une cohorte de vétérans américains atteints de PR montre que l'indice de masse corporelle et la perte de poids donnent des indications intéressantes sur le risque de mortalité spécifique.
Le devenir sur 20 ans de patients atteints de PR a permis d'apprécier l'impact d'une prescription précoce de traitements de fond traditionnels (DMARD) et de corticoïdes sur la morbi-mortalité.
Les vétérans américains souffrant d’arthrite rhumatoïde observent plus facilement un traitement combinant biologique et méthotrexate qu’une trithérapie par méthotrexate, sulfasalazine et hydrochloroquine. Une observance qui, globalement, laisse toutefois à désirer.
Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde active qui sont réfractaires ou intolérants aux anti-TNF ou à d’autres médicaments biologiques, le sirukumab semble être bien toléré et avoir un effet significatif sur les symptômes, en comparaison avec un placebo. Telle est la conclusion d’une étude de phase III parue dans The Lancet.
En comparaison avec un placebo et l’adalimumab, le baricitinib contribue à une amélioration clinique significative chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde qui ne répondent pas bien au méthotrexate. C’est du moins ce que suggèrent les résultats d’une étude de phase III parue dans le New England Journal of Medicine.
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde sont exposés à un risque accru d’infarctus du myocarde. Peut-il être modulé par un traitement à base d’anti-TNF?
L'étude PRECISION a comparé la sécurité d'emploi de l'inhibiteur sélectif de COX-2 célécoxib 100mg x 2/j à celle de deux AINS classiques, ibuprofène 600mg x 3/j et naproxène 375mg x 2/j.
Si l'impact néfaste de l'atteinte interstitielle pulmonaire (ILD) sur la survie des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde est bien connu, l'influence d'autres affections chroniques comme la BPCO reste mal cernée.
Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde qui ne réagissent pas suffisamment aux biomédicaments, l’administration de baricitinib à raison de 4mg/jour est associée à une amélioration clinique après 12 semaines. Telle est la conclusion d’une étude publiée dans le New England Journal of Medicine.
Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités à l’infliximab, les anticorps anti-infliximab présentent une réaction croisée aux biosimilaires. Pour ce groupe de patients, mieux vaut donc éviter de passer d’un médicament original à un biosimilaire. C’est ce qu’indiquent Begoña Ruiz-Argüello et son équipe dans Annals of Rheumatic Diseases.
Le tocilizumab en monothérapie est efficace contre la polymyalgie rhumatismale naissante. C’est ce qu’indiquent Valérie Devauchelle-Pensec et ses collègues dans Annals of the Rheumatic Diseases. L’équipe souligne en revanche que ces résultats doivent être corroborés par des études randomisées contrôlées.
Les définitions capillaroscopiques simples peuvent être utiles aux rhumatologues pour décrire la morphologie capillaire, même s’ils ont une expérience limitée dans ce domaine. C’est ce que suggère une étude internationale réalisée par un groupe EULAR, avec une importante contribution belge.
Une expression accrue des gènes induits par le TNF-alpha dans la synoviale de patients présentant un début de polyarthrite rhumatoïde est associée à une plus grande activité de la maladie et présage une moins bonne réponse à un traitement de première ligne. Ces observations sont décrites dans une étude belge publiée dans la revue Arthritis Research & Therapy.
Porphyromonas gingivalis pourrait bien être responsable du lien rapporté précédemment entre la parodontite et la polyarthrite rhumatoïde. Nastya Kharlamova et ses collègues considèrent P. gingivalis comme un candidat crédible pour le déclenchement de l’auto-immunité et d’une maladie auto-immune dans un sous-groupe de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Le questionnaire spécifique BRADA et l’HAQ se valent pour prédire la nécessité de mesures d’accompagnement pour les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) stable. Telle est la conclusion d’une étude observationnelle multicentrique flamande dont les résultats ont été publiés sur PLoS One.
La pneumopathie interstitielle est une complication extra-articulaire sévère fréquente de la polyarthrite rhumatoïde qui s'accompagne d'une importante morbi-mortalité et que malheureusement nous ne parvenons ni à prévenir, ni à enrayer de façon efficace.
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) ont un risque de développer une atteinte cardiovasculaire qui est deux fois plus élevé que pour la population générale. Cependant, une étude émanant de la Mayo Clinic montre que la probabilité de décès consécutif à ces atteintes cardiovasculaires diminue.
Les biomédicaments à dose standard ou élevée s’accompagnent d’un risque plus élevé d’infections graves que les DMARD classiques chez les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette relation n’existe pas avec les biomédicaments à faible dose. Telle est la conclusion que Singh et ses collègues tirent d’une revue systématique et d’une méta-analyse, dont les résultats ont été publiés dans the Lancet.
Une kinésithérapie personnalisée des mains constitue une intervention utile et peu onéreuse en plus de la pharmacothérapie dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde. Telle est la conclusion formulée par Sarah Lamb et al. sur la base d’une étude randomisée et contrôlée, publiée dans le Lancet.
En cas de polyarthrite rhumatoïde (PR), une nouvelle cure de rituximab au moment de la rechute clinique de la maladie semble donner des résultats au moins équivalents à ceux d’un schéma plus intensif qui prévoit une réadministration semestrielle du traitement en l’absence de rémission.
Une étude randomisée en double aveugle a évalué les effets de l’huile de poisson chez des personnes souffrant depuis peu de polyarthrite rhumatoïde (PR) et prenant le traitement recommandé. Les résultats laissent penser que les acides gras oméga-3 contenus dans l’huile de poisson peuvent avoir des effets bénéfiques chez ces patients.
Chez les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde débutante qui ont obtenu une rémission sous étanercept + méthotrexate, la poursuite du traitement combiné avec une dose plus faible de l’agent biologique procure un meilleur contrôle de la maladie que le passage au méthotrexate seul ou à un placebo, vraisemblablement sans différences significatives au niveau de la progression radiologique. C’est ce que suggère une étude parue dans le NEJM.
Le score HAQ serait un bon élément prédictif de la nécessité d’un soutien social chez les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR), selon ce que notre compatriote Xavier Janssens et ses collègues ont écrit dans PLOS One.
La polyarthrite rhumatoïde (PR) peut avoir un sérieux impact sur les pieds, susceptible d’induire des déformations structurelles. On dispose à ce jour de peu d’informations concernant les méthodes permettant de réaliser une analyse tridimensionnelle (3D) du pied chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde dans la pratique clinique quotidienne…
La prise en charge de l’arthrite rhumatoïde est en évolution constante, ce qui a justifié la publication de nouvelles recommandations par l’EULAR en 2013. S’il faut remarquer que la plupart des études récentes se sont focalisées sur des stratégies de prise en charge plutôt que sur de nouvelles cibles, on peut constater cependant qu’elles sont toutes en phase avec ces nouvelles recommandations...
Ortho-Rhumato Vol. 23 N° 1
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