Le traitement d’un cancer du sein peut avoir un impact considérable sur le niveau d’activité des patientes et des survivantes. Une activité physique réduite pendant et après la thérapie est associée à davantage d’effets secondaires indésirables, à un fonctionnement physique et à une qualité de vie réduits, à un risque accru de rechute et enfin à une mortalité plus élevée. Bouger a donc un effet protecteur indéniable, et ce aussi bien au cours du traitement qu’après...
[Laboratoire de transmission du signal moléculaire et cellulaire, Département de Médecine cellulaire et Moléculaire, Leuvens Kankerinstituut, KU Leuven, Campus Gasthuisberg O/N-I] La propagation de cellules cancéreuses aux tissus sains, tels que les os, est un phénomène courant et potentiellement mortel dans différents cancers agressifs, comme les cancers du sein. Cela dit, des travaux de recherche récents sur les ostéocytes ont montré que les hémicanaux de connexine 43 (Cx43), en tant que canaux ioniques endogènes de la famille des connexines, se comportent comme des facteurs antimétastatiques en libérant de l’adénosine triphosphate (ATP) dans le milieu extracellulaire. Ces canaux jouent manifestement un rôle majeur dans l’activité antimétastatique déjà connue des bisphosphonates. Ces médicaments, employés dans le traitement de l’ostéoporose et d’autres maladies osseuses, et utilisés comme thérapie adjuvante dans le cadre du traitement des cancers du sein, peuvent favoriser l’ouverture des hémicanaux de Cx43 et, de ce fait, la libération d’ATP. Ces hémicanaux peuvent aussi être activés par des facteurs physiologiques, comme les stimuli mécaniques engendrés par les mouvements. Les hémicanaux de Cx43 endogènes présents dans les ostéocytes constituent donc une importante cible thérapeutique pour la prévention des métastases osseuses. Published ahead of print.
Les femmes atteintes de cancer du sein ont une prévalence et une incidence accrues de fractures.
Les résultats d’une méta-analyse de données de patientes individuelles issues d’études randomisées suggèrent qu’un traitement adjuvant par bisphosphonates en cas de cancer du sein précoce réduit le risque de récidives osseuses du cancer du sein et améliore la survie de ces patientes. Le bénéfice n’est cependant évident que chez les femmes qui étaient déjà postménopausées au moment de l’instauration du traitement.
Ortho-Rhumato Vol. 23 N° 1
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